Trois Textes de Virgile

Promesses de vie (*mettre des croix dans la colonne)

  1. Finir l’école obligatoire en section maturité
  2. Finir le lycée
  3. Etre réalisateur
  4. Réaliser des films et écrire des scénarios
  5. Avoir une femme
  6. Aller voyager
  7. Donner le plus possible à ma mère et à mon père
  8. Aider les gens
  9. Avoir une belle vie
  10. Etre aimé
  11. Avoir une descendance

(à conserver jusque

au bout de ma vie)

À continuer

Ne pas abandonner.

 

Ces promesses peuvent être changées

J’espère que mon destin n’aura pas de côtés négatifs.

Virgile Crelier

2003

 


 

Je m’appelle Virgile Crelier, pour la première fois de ma vie je vais tenter d’écrire quelque-chose qui me concerne le plus directement possible. Je me rends compte aujourd’hui, en pensant à une feuille d’objectifs que je m’étais fixés il y a 5-6 ans, que mes buts dans la vie ont véritablement changés. On a pas besoin d’objectifs précis, le seul à atteindre est le bonheur. Il y a un an, j’aurais dit que pour moi il n’y a que deux manières d’être véritablement heureux: devenir réalisateur ou-et trouver l’amour. Je pense aujourd’hui que le bonheur est imprévisible et que l’on ne peut véritablement avoir de réels objectifs comme seule condition pour le trouver. Tout dépend de détails infimes qui font la vie heureuse; c’est plus une façon de voir les choses, de penser, qui rend heureux petit à petit. Une philosophie qui devient, je l’espère, une façon de provoquer sa chance. Car tout arrive tôt ou tard, nous ne pouvons rien empêcher mais nous pouvons influer sur le moment et la manière. Aujourd’hui 7 nov 2009 je me considère comme quelqu’un d’heureux en général, pour plusieurs raisons, et cela même si ma confiance en mon avenir n’est plus imperturbable, je profite plus du court terme, et j’ai confiance en ma vie, car ma vie est mon avenir. Je me sens depuis longtemps supérieur aux autres, mais j’ai gagné en modestie, et donc en réalisme. Je sais depuis le début que je suis loin de la masse banale et monotone, mais j’ai compris maintenant que leur vision du bonheur est proportionnelle à leur capacité, je ne dois pas considérer le manque d’intelligence général comme quelque-chose de triste mais en tirer le bon côté. Je suis égoïste et ne fais que les choses pour moi, chaque service que je donne, je le fais pour être aimé et ou me sentir mieux, finalement ça ne change pas grand-chose car je suis très gentil avec les autres même si c’est au fond pour moi-même. Je peux être très lunatique dans mes idées, je suis souvent sûr de moi et persuadé de ce que je pense. Mais je change d’idées souvent. Mais de moins en moins et pas dans leur fondement. Je pense que la prise de conscience est la chose la plus importante dans ma vie (pas dans la vie de tout le monde) et dès le moment où on connait ses défauts on a fait 50% du chemin pour les faire disparaître. Mais je ne suis pas très courageux pour mes défauts bien terre à terre; ils restent bien présents et je ne leur attache peut-être pas assez d’importance, par manque de courage. Par contre je suis persuadé d’avoir un immense courage enfoui pour les moments « ultimes » très importants. Je pense avoir une grande puissance en moi, peut-être est-ce orgueilleux.

Très narcissique car pensant que le fait d’en être conscient me rend encore meilleur. J’ai peur qu’un jour une chose me remette les pieds sur terre, mais je n’y crois pas vraiment car je pense vraiment être rare, puissant.

Je me réjouis, et j’attends pas vraiment avec impatience car je sais que ça arrivera de toutes façons, d’être amoureux. Ça fait longtemps et j’étais jeune, j’ai beaucoup changé.

J’ai gagné en sociabilité, je commence à mieux comprendre les gens et mieux communiquer avec eux.

Je pense qu’en essayant de comprendre ce monde d’êtres humains on devient facilement misanthrope. C’est pourquoi je crois qu’il faut toujours être positif et c’est cette façon de penser qui me rend et me rendra heureux.

en 40 min dans le train Neuch-Lausanne

Dsl pour les fautes d’orthographe que j’aurais pu éviter bordel de merde

07.nov.2009

 


 

Enfin je prends le temps d’écrire ce que j’ai dans la tête. Cela devient très pesant. Ça fait longtemps ( semaines) que je me dis qu’il faut que je le fasse mais je ne me suis jamais senti suffisamment dans le besoin de le faire. Aujourd’hui, et particulièrement ce soir, la fatigue physique que je ressens mine mon moral. C’est incroyable le pouvoir qu’elle a sur mon esprit. Ce matin après m’être endormi à 2 h environ (space, cake-poker chez M.) je me suis fait réveiller à 7h par les réparateurs du toit. Même si j’ai réussi à me rendormir par instants, les conséquences de cet événement se font ressentir encore à présent. Il est 23:49. Demain je me ferai réveiller à 7h30 par les réparateurs. Mais cela n’a pas d’importance, car je pars à Amsterdam =)
La fatigue, qui est la première raison d’écriture de ce texte, a conduit mon esprit à un stade où il est, à mon avis, primordial de mettre mes idées au clair. Je vais tâcher d’éclaircir rien qu’une parcelle de l’abîme de mes réflexions. Et je vais commencer par là:

Depuis longtemps, probablement depuis toujours, j’ai besoin de certitudes. Le doute est très difficile à assumer. Il me torture. Et la seule manière de calmer cette torture est de trouver une solution. Le doute n’était jamais gagnant. Mais j’ai grandi. Je pense aujourd’hui que la plupart des certitudes que j’ai eues dans le passé, à propos de tout et de rien, souvent rassurantes pour les autres, parfois même impressionnantes, sont plutôt justes. Car j’ai la chance d’observer tout le temps, de tout analyser (je ne sais pas si c’est une chance, mais c’est comme ça) et je ne me trompe jamais vraiment. Ces derniers mois, je suis arrivé petit à petit à un stade où (ce n’est qu’une interprétation, mais c’est celle qui me semble la plus réelle) l’accumulation de théories, d’analyse, de réflexions est telle que j’ai pris conscience que toutes mes certitudes, mêmes améliorées, accumulées, multipliées, ne seront qu’un grain de sable dans l’immense plage qui est la réalité. Je réalise que jamais je n’aurai conscience de tout, que l’inconnu dominera toujours mes certitudes. Et même si je le savais déjà, car c’est tout à fait logique, c’est au stade actuel de ma vie que je le réalise physiquement. Voici ce que j’entends par réaliser physiquement:
Exemple: même si quelqu’un est conscient de l’infinité de l’univers, il y a un stade où il le réalise physiquement, et non plus en théorie. Réaliser physiquement c’est ressentir vraiment un changement de vision des choses, et non pas juste le savoir, non pas juste avoir conscience de son existence.

À présent je me dis qu’il faudrait que je mette vraiment de l’ordre dans tout le bordel que j’ai actuellement dans ma tête et cela me semble être un travail herculéen, mais très utile et bénéfique.

J’ai toujours eu le besoin de savoir un maximum de choses sur tout, tout le monde. J’analyse tout, les attitudes, les regards, les mouvements. Et tout cela pour quoi? Parce-que cette accumulation me rend plus fort, à chaque seconde. Je me nourris de toutes ces observations pour avoir la meilleure et la plus exacte conscience des choses. Et comme indiqué précédemment, je ne peux que m’en rapprocher sans jamais l’atteindre. Je suis comme cela, et je ne pense pas que la plupart des gens soient très différents. Peut-être en sont-ils moins conscients, ou peut-être le sont-ils simplement différemment, ou moins intensément. Il est clair que certains parviennent à moins analyser les choses pour mieux les vivre. Ou peut-être mieux les vivre tout court.
Finalement, hypothèse soudaine, mon bonheur peut-être ne dépend que de ceci: le bonheur ne se fait pas tout seul, etc.…donc on a besoin de l’attention, de l’affection, du contact des autres pour être heureux (tout dépend des besoins respectifs de chacun, qui sont en fin de compte tous assez semblables) donc il faut vivre les choses quand on est en groupe, participer, et surtout observer au moins autant qu’agir, car l’agissement (par la parole, le sourire, l’humour, et la spontanéité, etc.…) conduit à l’attention, l’affection, le contact, etc. …et donc au bonheur. Mais quels sont les obstacles? Qu’est-ce qui fait que l’on est trop passif et pas assez actif, qu’on pense trop à autre chose et pas assez au moment présent, que l’on se concentre difficilement sur le réel? En ce qui me concerne c’est la fatigue principalement. Donc je ferai mieux d’aller me coucher, mais ces réflexions ont trop excité mon cerveau et je sens que le but est encore loin.

Il est 1h58. J’arrive enfin à la conclusion qui me satisfait pleinement et me fait du bien.
Pour profiter du moment présent, il faut faire quelque-chose de bien. Avec sérénité.
Etre satisfait des gestes, petits ou grands, quand ils sont bien fait. Je dois retrouver une sagesse.

— > guaranteed=)

5 janvier 2011